Ligne de Défense aux éd. La Boucherie littéraire

01/10/2021
Nouvelle parution
🏁 LIGNE DE DÉFENSE  🏁
éditions la Boucherie littéraire
🏴‍☠️ disponible dans toutes les libraires 🏴‍☠️
en commande sur www.placedeslibraires.fr

Ce livre rassemble des poèmes écrits lors d’événements politiques, politisés ou lors de formalités de la vie quotidienne ou citoyenne. On y trouve une succession d’humeurs ou de situations traduisant le déroutement face à l’actualité, l’absurdité des rouages administratifs, et la manière dont on y fait face : démobilisation, cynisme, incompréhension, réflexion…

40 pages
Prix : 10 €
Format : 110 x 170 mm

 

QUELQUES DATES AUTOUR DU LIVRE   

LECTURE-CONCERT – samedi 16 octobre, festival MidiMinuitPoésie, au Lieu Unique à Nantes
Je lirai des extraits de Ligne de Défense et de mes précédents recueils lors du festival MidiMinuitPoésie au Lieu Unique à Nantes, accompagné pour l’occasion du batteur Éric Pifeteau (The Little Rabbits, French Cowboy, Philippe Katerine…)

SIGNATURE – samedi 23 octobre, Marché de la Poésie de Paris
Je serai en signature sur le stand de la Boucherie Littéraire lors du Marché de la poésie Place Saint-Sulpice (Paris 6e) le samedi 23 octobre en début d’après-midi.

 

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Site des éditions la Boucherie littéraire

dès le matin
j’ai envie de vous
l’écrire
à tous Porthos et Aramis
afin que vous le sa-
chiez plastique : aucune trace
de périphrase
je ne
trouve pas la
formule parfaite
je n’ai vu que sur le périph’

– –
E.C. 14/10/2014

Un poème de Jean D’Amérique extrait de l’anthologie LE DÉSIR DE LA LETTRE

Dans CETTE VIDÉO, je lis le poème de Jean D’Amérique extrait de l’anthologie LE DÉSIR DE LA LETTRE pour le MusVerre, musé international d’art contemporain.
Anthologie coordonnée par
Dominique Sampiero accompagnée des croquis de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc.
Acheter le livre sur le site de l’éditeur 
Plus d’info
sur cette anthologie

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Lorsqu’une personne porte une chemise à carreaux, ne t’empêche jamais de lui faire la blague
« Hey, mais c’est pas ta chemise. C’est la chemise à Caro ! »

Cette blague agit comme un filtre
c’est remuant, tu verras des
yeux se diluer des
visages muer des
corps s’é-
loigner, d’autres rester.
L’indispensable reste.
L’indispensable vaut mieux que deux tu l’auras.
Seules les vraies savent.
Seuls les vrais rient.
Seuls les vrais savent.
Seules les vraies rient.

Il y a des blagues pourrites. Porte les tiennes fièrement comme un pin’s ridicule pour accéder à un niveau supérieur de vitalité. La chemise à Caro aura toujours raison. Elle te tiendra chaud. Et dans son enveloppe tu comprendras qu’il n’y a pas d’humour de merde, il n’y a pas de blague pourrite, il n’y a que des gens qui ne comprennent pas.

Ne leur pardonne pas. Sois supérieur. Comme le jambon 😶 en lotus.

Il arrive parfois
que les gens ne comprennent pas
comme un cheveu né sans X
mais il existe bien des poutres.

_ _

E.C. avril 2021

Pesanteur

 

À 1400 km d’ici on brûle aujourd’hui même
son corps. Nous allumons
une bougie pour l’occasion. Notre manière d’en être.

C’est ma première incinération à distance et je confirme

savoir qu’un corps n’est plus
crée l’état d’une présence
l’effet d’un objet qui tombe

Quelque chose m’échappe encore.

 

Des gens, faut pas le prendre personnellement

Des gens se rangent dans le désordre.
Derrière des portes certains attendent qu’on les frappe.
Des gens bons font la queue pour de mauvais sandwiches. Ah ah.
Ils rentrent et sortent des boulangeries.
Des gens aux courtes jambes se rattrapent en prenant le bus.
Ils atteignent le QI de la poutre.
Ils se vident dans la ville pleine.
Des gens pleins de vide se remplissent les poches sur le dos des poches.
Des gens au chômage sont cultivés c’est vrai.
Ils s’ennuient à force de commencer des phrases.
Des gens c’est rien, des gens c’est qui, on vote quand déjà ?
Des gens, existent-ils ?
Des gens, c’est à partir de combien ?
Des gens, c’est inexact.
Des gens, faut pas le prendre personnellement.

Ils sont immatriculés et contribuent.
Ils sont assis sur des petites places, à l’ombre d’un tilleul, en fond le coulis de l’eau d’une fontaine.
Ils rient, c’est cool ça rappelle que des gens débranchent.
Des gens débranchent.
Des gens ont une emprise sur d’autres gens et les coulent.
Des gens rient, on le répète.
Des gens ne boivent pas en présence d’autres gens.
Des gens cool, tranquilles, des gens branchés.
Des gens, est-ce une communauté ?
Des gens, je les regarde.
Regarde.
Des gens ne le sont pas.

_ _

E.C. Avril 2021

Poésie Moteur 2021

Photo : Poésie Moteur

Festival Poésie Moteur organisé par Hugo Fontaine (poète) • Camille Nicolle (graphiste)
oriflammes/drapeaux POÈMES
grand place de Tournai (Be), mars 2021
avec les textes de : Emanuel Campo extrait de Maison. Poésies domestiques Éditions la Boucherie littéraire / Fabienne Yvert / Fernando Pessoa poèmes jamais assemblés, Éditions Unes.

Évènement organisé dans le cadre de Tournai ville en poésie. Avec le soutien de la ville et la bibliothèque.
Graphisme de Camille Nicolle

Diffusion sonore de poèmes dans la ville avec les textes de
Luke Askance • Emanuel Campo • Didier Delahais • Hugo Fontaine • Margarida Guia • Claudine Lebègue • Violaine Lison • Colette Nys-Mazure • Gaëtan Sortet • Pina Wood 

Photo : Poésie Moteur

Site internet de Poésie Moteur
Reportage sur l’édition 2021 du festival
Autre reportage sur l’édition 2021

 

Anthologie LE DÉSIR DE LA LETTRE

Nouvelle publication
LE DÉSIR DE LA LETTRE
Une coédition MusVerre – un musée d’art contemporain du Département du Nord et Bernard Chauveau éditions
Une anthologie constituée pour Le Printemps des Poètes par Dominique Sampiero d’après l’exposition « Les lettres de Verre » de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc en résidence au MusVerre en 2020 avec les maîtres verriers associés à ce projet, Hugues Desserme, Simon Muller, Didier Richard et Stéphane Rivoal.
Cet abécédaire poétique est un objet original et un formidable outil de médiation.
Chaque poétesse ou poète s’est saisi d’une lettre de l’alphabet pour écrire un poème inédit. Je me suis occupé de la lettre U.
Poètes réunis dans cette anthologie : Laurine Roux, Franck Médioni, Yvon Le Men, Pierre Dhainaut, Samira Negrouche, Sophie Nauleau, Jacques Bonnaffé, David Foenkinos, Jennifer Grousselas, Hélène Dorion, Jacques Fournier, Joël Leick, Jean-Luc Catoir, Alain Borer, Jean Orizet, Kent, Laurence Vielle, Jean-Pierre Nicol, Carole Fives, Jean D’Amérique, Thomas Vinau, Pierre Maubé, Katia Bouchoueva, Samantha Barendson, Denise Desautels, Emanuel Campo, Jean-Pierre Siméon, Carole Carcillo Mesrobian, André Velter, Jean-Baptiste Para, Elise Tourte, Vénus Khoury-Ghata.
10 € chez votre libraire ou à acheter sur le site de l’éditeur
Site du MusVerre
Une article à propos du projet par la Médiathèque du Nord

Podcast Maison de Rousseau et de la littérature – Rencontre entre Matthieu Corpataux et Emanuel Campo

La Maison de Rousseau et de la littérature à Genève m’a invité à une discussion d’une heure avec le poète suisse romand Matthieu Corpataux, auteur de Sucres aux éditions de l’Aire, 2020. Discussion animée par le poète et journaliste Thierry Raboud. C’était chouette d’être avec des gens brillants. Merci à la Maison de Rousseau et de la littérature.

<< La poésie serait-elle essentiellement destinée à une certaine classe d’individus qui jargonnent ? Certainement pas pour Emanuel Campo et Matthieu Corpataux. Ces deux poètes aux vers libres et à la démarche décomplexée s’emparent du quotidien, saisissent notre époque et nous parlent de nous. Avec eux, on mange des kebabs en faisant nos courses chez Carrefour sans se priver de belles envolées littéraires. La poésie est résolument un art d’aujourd’hui qui nous concerne toutes et tous ! Une rencontre entre deux jeunes auteurs magnifiquement convaincants et investis. Ça débouche et ça fait du bien ! >>

Écouter le podcast 👇

+ d’infos sur le site de la Maison de Rousseau et de la littérature
Un événement en collaboration avec le Printemps de la poésie

Traduction en arabe et publication dans la revue palestinienne FUSHA

🌍 POÉSIE TRADUITE ! 🌎

Joie de vous annoncer la publication en ligne par la revue FUSHA, revue culturelle palestinienne, d’une page à propos de mon travail d’écriture réalisée par le poète Anas Alaili. Anas y tient une rubrique consacrée à la poésie francophone. Il s’agit ici d’un article concernant mon parcours, suivi de sa traduction en arabe de 5 de mes poèmes : 2 inédits et 3 extraits de mon recueil Maison. Poésies domestiques paru aux Éditions la Boucherie littéraire. Merci Anas Alaili pour ton invitation et ton investissement dans ces traductions. Anas est l’auteur de deux formidables recueils que j’aime beaucoup : Avec une petite différence, Polder 142, éd. Décharge et Gros Textes, 2009 (dedans, il y a notamment un de mes poèmes favoris « la brosse à dent ») ; ainsi que Étreintes tardives chez l’Harmanttan, 2016. Les deux livres sont traduits en français par Mohammed El Amraoui, un autre super poète.

Lien vers l’article en cliquant sur l’image 👇

 

Photo illustrant l’article : Antoine LnP

أنس، شكراً جزيلاً لك على كتابة هذه المقالة.

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LA COMPÉTITION de Marion Chobert et Emanuel Campo / Compagnie Esquimots

Quelles images du spectacle LA COMPÉTITION créé les 14 et 15 octobre 2020 au Théâtre Mansart à Dijon
Texte : Emanuel Campo et Marion Chobert
Avec Clémence Faure et Aurélia Poirier
Mise en scène : Marion Chobert | Création musicale : Vendôme Uhl | Scénograhie, costumes et vidéo : Analyvia Lagarde | Création lumière : Marie Sol Kim | Chorégraphie kung-fu : Quentin d’Hainaut | Régie lumière : Louise Baechler | Régie son et vidéo : Nathan Fleih | Production et diffusion : Aurélie Cognard
Abonnez-vous aux pages Facebook et Instagram de la Compagnie Esquimots pour les annonces des prochaines dates ou rendez-vous sur le site.

https://www.instagram.com/compagnie_esquimots/
https://www.facebook.com/compagnie.esquimots/
https://www.compagniesquimots.com/

 

À la base je voulais juste faire de la trompette sur PointBreak.fr

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci au magazine en ligne PointBreak.fr de publier mon nouveau texte inédit :
un feuilleton poétique en trois épisodes intitulé « À la base je voulais juste jouer de la trompette » qui raconte comment un enfant de huit ans se retrouve à chanter dans la chorale du conservatoire de sa ville alors qu’à la base il rêvait juste d’être Miles Davis.
Chaque semaine, un nouvel épisode.
Bonne lecture.
http://pointbreak.fr/manu-campo-trompette/