« Maison. Poésies domestiques » chroniqué sur le site Terre à ciel

Surprise du jour, bonjour ! Le site/revue Terre à Ciel publie une chronique de mon recueil Maison. Poésies domestiques aux éditions la Boucherie Littéraire. Il s’agit du premier article à propos de ce recueil depuis sa réédition revue et augmentée il y a 6 mois. Une réédition qui présente un texte plus abouti. Cette version restera au catalogue de la maison d’édition. C’est pourquoi je suis très content qu’un nouveau regard soit posé sur ce livre aujourd’hui. Je ne connais pas Franck Merger, l’auteur de l’article, j’espère un jour le rencontrer, qu’il soit ici remercié pour l’article mais aussi pour les mots en latin qu’il vient de m’apprendre en lisant sa chronique. Je remercie aussi Roselyne Sibille de Terre à Ciel, ainsi que l’éditeur Antoine Gallardo qui fait « bien le taf’ de dif' ».

L’ivre de poèmes – Chronique de Franck Merger (juillet 2017)

Emanuel Campo, Maison. Poésies domestiques, Cadenet, La Boucherie littéraire, coll. « Sur le billot », 2016. 12€.

Le poème-maison d’Emanuel Campo

La poésie du quotidien connaît de séduisantes illustrations ici comme ailleurs. Dans le recueil Dans l’année de cet âge (108 poèmes & les proses afférentes), paru chez Champ Vallon en 2001, Stéphane Bouquet saisit ainsi dans de brefs poèmes les instants de sa vie pendant une année – instantanés de sensations, d’impressions, de rencontres, de désirs. Le recueil de Stéphane Bouquet est tissu d’une discrète mélancolie. Plus récemment, Andri Snaer Magnason situe, quant à lui, le cadre des poèmes de son recueil Bónusljóð , paru en bilingue aux Éditions d’en bas, dans un supermarché de la chaîne Bónus – comme l’indique d’ailleurs explicitement le sous-titre du recueil, « Poèmes de supermarché ». Le ton est ici ironique et satirique.
À l’intérieur de la poésie du quotidien, se distingue ce qu’on pourrait appeler la poésie domestique. Le beau recueil de Lætitia Cuvelier – beau comme ensemble poétique, beau comme objet-livre –, paru chez Cheyne en 2015, porte ainsi sur sa couverture le titre Pipi, les dents et au lit. Lætitia Cuvelier présente des moments de sa vie de famille, de sa vie de couple, de sa vie de mère, moments heureux, chaleureux, drolatiques, ou moments tristes, solitaires, colériques. Partout, l’émotion contenue affleure.
La Boucherie littéraire a publié en décembre 2016 une nouvelle édition, revue et augmentée, du recueil d’Emanuel Campo Maison, dont le sous-titre est « Poésies domestiques », justement. On croise dans cette « maison » poétique la compagne et les enfants de l’auteur. On voit le poète chez lui, dans son appartement, menant la vie des couples d’aujourd’hui, avec ses heurts et ses bonheurs ; on le voit avec ses tout jeunes fils, leur donner la béquée ou les habillant.
Ces poèmes domestiques peignent aussi la situation du poète dans la société contemporaine, du moins dans cette partie du monde occidental. Il y a belle lurette que le poète n’est plus chez nous vates, mage ni prophète. Il ne jouit d’aucun statut social particulier ; son essence est celle de tout un chacun. Il est de la même étoffe que les autres hommes et vit parmi eux, comme eux. Le poème liminaire, écho des propos que les professeurs de l’élève Emanuel Campo ont pu tenir à ses parents, donne le la :

Rien de rien.

Votre fils est moyen voilà tout.
(p. 9)

Ludion flottant entre rien et tout, le fils devenu poète affiche son ethos moyen et banal. Cette revendication s’inscrit dans une longue tradition, qui est comme le revers du mythe du poète inspiré. Il y a plusieurs siècles déjà, Du Bellay refusaient d’élever sa voix et de traiter les « hauts arguments » de l’orgueilleux Ronsard.
L’on voit le poète vivre la vie sociale des poètes. Il évoque ainsi les ateliers d’écriture qu’il anime au sein des établissements scolaires, les lectures auxquelles il assiste et celles que lui-même donne, les colloques sur la poésie auxquels il participe, la revue qu’il a envie de créer. Emanuel Campo peint toutes ces circonstances avec humour et légèreté. L’ironie bienveillante, envers les autres et envers lui-même, caractérise d’un bout à l’autre le recueil. Ce n’est pas la moindre de ses séductions.
Le poète vit parmi les hommes, mais se consacre à l’activité un peu marginale dans la société, de la création poétique. C’est là un bon poste d’observation. Emanuel Campo observe à partir de sa position de poïètès, d’artisan des mots, les vies dépourvues de création. Il le dit tout net :

Il n’y a de famille que s’il y a création

C’est là dire aussi que la poésie se niche ailleurs que dans le poème et que le poète, malgré sa banalité sociale, dispose d’un formidable pouvoir pour vivre mieux.
Que son domaine, ce soient les mots, cela lui permet aussi et plus largement de mesurer à quel point ils sont dévalués dans nos sociétés, au bénéfice de la rumeur et du brouhaha. Le propos s’élargit ainsi, passant des saynètes quotidiennes à la vaste scène du monde. La poésie domestique se fait à l’occasion sociale et politique, comme ici, quand le poète évoque la tragédie de la Méditerranée :

Au roi du silence, je gagne assez facilement.

Car il s’agit bien de ça
aujourd’hui même les cadavres
participent au tout-bruit du monde

(p. 17)

Le pouvoir du poète Emanuel Campo s’incarne dans les poèmes de son recueil. Dans ce recueil, pourtant relativement court, se manifeste une grande variété formelle. Les poèmes-listes (« Je compte lancer une revue de poésie », par exemple), dans la tradition des poèmes litaniques, côtoient des poèmes narratifs (« Nous sommes dans la voiture ») ou épigrammatiques (« Tu me dis que tu aimes bien la poésie ») ; le vers généralement libre cède çà et là la place à la prose rythmée. Quelques effets typographiques ludiques apparaissent aussi : la disposition sur la page peut prendre une valeur iconique (p. 21) ou parodique (p. 31 et p. 33).
Le poète est l’artisan des mots. Eugène Guillevic le disait déjà, qui, dans un poème célèbre du recueil Terre à bonheur, comparait le poète à un menuisier. Bien longtemps avant lui déjà, Horace faisait de sa poésie un monumentu maere perennius, un « monument plus durable que le bronze ». Mais c’est sans aucun doute bien plutôt « Le charpentier » de Jacques Réda qu’Emanuel Campo garde à l’esprit. Il lui rend un discret hommage dans deux poèmes de son recueil. Dans « À ma fenêtre » (p. 21) comme dans « Le charpentier », le poète est à sa fenêtre et observe des hommes au travail. Et de même que, dans « Le charpentier », le poète finit par quitter sa « maison légère d’écriture » pour « aller respirer un peu dans la nature », Emanuel Campo clôt le dernier poème de son recueil par ces mots :

Une chose qui nécessite de m’enfuir une ou deux heures
de la maison.

Emanuel Campo s’inscrit donc dans la lignée des poètes constructeurs de bâtiments verbaux. Mais son propos ne se borne pas à des considérations sur le caractère artisanal de la poésie : contre le vacarme vain et insensé du monde, le poème construit une maison de mots où habiter et respirer – où vivre –, à la croisée de chemins esthétiques, éthiques et politiques. La poésie de la maison permet de construire des poèmes-maisons.

Franck Merger.

Maison. Poésies domestiques aux éditions la Boucherie Littéraire est disponible dans toutes les librairies. En rayon ou en commande. Et profitez-en pour feuilleter et acheter les autres livres du catalogue de la Boucherie littéraire. Vous reprendrez bien une tranche, non ?

A propos de la Bande de Gaza…

Les lecteurs de mon recueil Maison. Poésies domestiques (éd. La Boucherie Littéraire) ont lu ce que, enfant, je savais de la Bande de Gaza.

Katia Bouchoueva, poète, copine, grenobloise, russe et grande diseuse/liseuse de poésie a lu samedi dernier des extraits de ce recueil lors de la fête de la librairie Le Baz’Arts des mots à Hauterives (26). A propos cet extrait :

Quand j’étais petit,
je croyais que la Bande de Gaza
c’était un groupe de rock

(Maison. Poésies domestiques, éditions la Boucherie Littéraire.)

voilà ce qu’elle m’apprend sur Facebook : « Je me disais qu’il était quand même temps que je lui dise la vérité : la Bande de Gaza est/était un groupe de punk rock post-soviétique très populaire (1987 – 2000), qui a bercé mon adolescence et dont le titre Touman (Brouillard) continue encore à accompagner souvent mes passages matinales sous la douche. Impossible de le sortir de la tête. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Sektor_Gaza

Nous devrions faire confiance à nos intuitions d’enfant. Ou peut-être aurai-je mené une vie parallèle en Russie.

Lalae Janardanae and Tiwakawaka meet Alma Polaroid in a Blissful Egotrip

Il y a quelques années, j’étais actif au sein de l’association Némésis à Dijon qui éditait durant 10 ans la revue de poésie du même nom et qui organisait des soirées et programmait des artistes au théâtre Mansart. Pour les dix ans de l’association, nous avions invité le duo Alma Polaroïd. Une des meilleures formations spoken word, poésie en musique, que j’ai eu la chance d’entendre sur scène ses dernières années.

Quel plaisir d’entendre à nouveau la voix d’Alma Polaroïd sur un EP commun avec les lyonnais Lalae Janardanae et Tiwakawaka. Trois morceaux sont en ligne et en téléchargement depuis quelques semaines sur leur Bandcamp.

Live Forever

Ça faisait longtemps – ce soir – qu’il n’avait pas écouté
– pris le temps –
(What’s the story?) Morning Glory de Oasis.
Album sorti tout droit de sa pré-adolescence
qu’il avait d’abord découvert sur une compilation.
Ce soir, devant son verre de vin blanc, il se dit
Merde
cette voix
la voix de Liam Gallagher
une flèche triste en pleine gorge
elle te brise un escadron de B-52
quand bon lui semble
elle t’enchaîne au premier souvenir
au premier chagrin qui a le malheur de passer par là
elle suit le sentier du débris
te détruit te recolle instantanément
attise
l’atmosphère d’engueulade qui subsiste encore dans cette cuisine
où, une heure avant l’album joué,
Mademoiselle claqua la porte.

Liam lui est là
trônant sur la plateforme de streaming
un sceptre comme une chanson dans la main
des verres de vin blanc dans les yeux de celui qui l’écoute.

Le problème n’est pas là

La thérapeute pose ses mains sur la zone du
problème Elle dit
je pose mes mains ici mais le problème n’est pas là
A bon
je le rattache à
Elle le rattache à
je le rattache à un ailleurs dans le corps plus loin dans le temps
Elle le rattache à un ailleurs dans le corps plus loin dans le temps
Cette douleur à l’épaule est liée à
Oui
novembre
Oui
de l’année 20**
Dans sa bouche, l’année 20**
arrive aux oreilles masquée par deux astérisques
comme si l’esprit avait déjà classé l’affaire
et refusait au corps de savoir.

_ _

E.C. février 2017.

Actu 9 & 11 juin 2017

Lecture de poésie :
– 09/06/2017 :
Poésie Underground, NTH8, Lyon (69) : Guy Naigeon, Claire Rengade et Emanuel Campo. Infos. Événement Facebook.

Rencontre et signature :
– 11/06/2017 :
Marché de la poésie, Place Saint-Sulpice, Paris, sur le stand 615 des éditions la Boucherie Littéraire de 14h à 15h, rencontre et signature autour de mon recueil Maison. Poésies domestiques.

Spectacle Light Spirit (Théâtre, musique, slam) / Cie des Lumas

Spectacle Light Spirit (Théâtre, musique, slam) / Cie des Lumas
Comédie de Valence, festival Ambivalence(s)
MAR. 30 MAI > JEU. 01 JUIN 2017, 19h

Pour en savoir plus…

Distribution :
Conception Éric Massé
Textes Voltaire, Sade, Emanuel Campo, Céline Déridet, Éric Massé  
Musique Julie Binot 
Avec Julie Binot, Emanuel Campo, Céline Déridet
Collaboration artistique Hervé Dartiguelongue
Régie générale et son Jules Trémoy

PapierBruit – « Johnnie Walker »

« Johnnie Walker » le nouveau clip de mon groupe PapierBruit est désormais dispo.
Un immense merci aux deux réal’ Mathieu Soula et Paul Hemerick et à leur équipe pour ce travail formidable.

Spotify : https://goo.gl/DP2hf1
Deezer : https://goo.gl/Z856XE
Soundcloud : https://goo.gl/MDWWrR

Facebook : https://www.facebook.com/PapierBruit/
Twitter : https://twitter.com/PapierBruit
Instagram : https://www.instagram.com/papierbruit/
Site : http://www.papierbruit.com

et la Terre dans son élan oubliera bientôt comme une ex notre passage sur elle

Se voir mourir de nuit
comme un feu de camp
enveloppé par la mélodie
de l’attrape-culotte joué
par le guitariste de la bande.
Les copains sont assis en tailleur
autour des dernières braises en bouteilles
quelque part
dans une clairière de l’Eldorado.
Dans le ciel
tous les romans d’aventure
scintillent à l’unisson
avec la grâce débutante
d’un cœur de fœtus.
Une nuit n’est qu’une nuit
et la Terre dans son élan
oubliera bientôt comme une ex
notre passage sur elle.

_ _

E.C. 21/02/2017

Giratoire – PapierBruit

Chewing-gum de rue / musique par terre / soirée parking / sans canette de bière / rideau de fer / périph’ bouché / sans connexion / les potes à l’arrière / cool et siffler / alcool à brûler / école à sécher / coule la Seine / peine entrouverte / on peine à s’aimer / scène découverte / on sait se cacher / mettre un CD / sans mettre de gants / quelques moustiques / sous un lampadaire / lampe de chevet / le jour s’achève / tousser le soir / banquette arrière / tous ces badauds / croiser regards / prendre un bateau / sur un quai de gare / rêver si fort / à s’en couper le souffle / perdre tellement / à s’en couper le souffle.

Les rires de néon / allument les tours / mains gyrophare / en guise de bonjour / on traverse les jours / enfonce du béton / passages cloutés / baskets harpons / vestes en coton / lunettes à fric / bleu de travail / sans domicile / la cage thoracique / en colimaçon / on veut toucher le ciel / sans aspiration / tourner en rond / sans date limite / sens giratoire / dans la poitrine / prendre un futur / passer derrière / tendre l’hameçon / attendre le piège / lance incendie / vol stationnaire / rêves en orbite / en bandoulière / entrée de secours / sortie payante / vegan en amour / livreur en attente / paie sans contact / écran tactile / retrait rapide / contraceptif.

« Giratoire » EP 5 titres de PapierBruit disponible depuis le 30.01.17.
Spotify –> lc.cx/JGue
Deezer –> lc.cx/JGus
Soundcloud –> lc.cx/JhhA
Télécharger –> lc.cx/Jhh7

Fenêtre de tir

On a – une nouvelle fois – réussi à ressusciter l’Histoire. Il faudra être fort d’amour. Comment ne pas voir qu’un barrage n’est qu’une autre forme de soumission ? La barrière n’a que deux côtés : la complexité n’est que très rarement le choix de la foule.

 

T’entends ?

Si je glisse
glisse ton nom
ton nom dans l’enveloppe
je te défends de croire une minute
que-tu-me-plais

 

Je t’ai dans le viseur         T’entends ?
doublement dans le viseur
un viseur pour chaque œil
les yeux, les mêmes qui pendent
depuis des mois en recherche

 

Tu sens

cette déception qui te surveille ?
ils seront des millions à ne pas te lâcher
un pourcentage-muscle à bander comme un arc

 

Mais je vais te dire

rien ne changera ma capacité d’adaptation
au mieux tu resteras pour moi un indicateur
un indicateur d’humeur, une température

 

Vois-tu

je fais partie de ces gens qui ont encore la chance d’avoir une fenêtre chez eux.
Alors le matin, avant de me rendre à l’arrêt de bus, je passerai
et ma tête et ma main par la fenêtre
histoire de sentir la température
pour envisager comment m’habiller avant d’affronter le verbe sortir.

les acteurs ne regardent jamais la caméra

Harriet Andersson dans « Sommaren med Monika » d’Ingmar Bergman.

« Il faut avoir vu Monika rien que pour ces extraordinaires minutes où Harriet Andersson, avant de recoucher avec un type qu’elle avait plaqué, regarde fixement la caméra, ses yeux rieurs embués de désarroi, prenant le spectateur à témoin du mépris qu’elle a d’elle-même d’opter volontairement pour l’enfer contre le ciel. C’est le plan le plus triste de l’histoire du cinéma » Jean-Luc Godard.

Élections

Quelque part dans les états-unis d’Internet
un homme se fait mordre par un serpent.
Je ne voudrais pas être
à sa place, alors je passe
la journée à regarder des vidéos de serpents
des plus gros aux plus dangereux
en comparant les morsures :
les yeux :
les mouvements :
les écailles :
les venins :
les infos de la radio en fond sonore.

23h25

à peine tu reviens
peine tu reviens
d’une semaine de répétitions dans la Drôme
que le tracklisting du dernier album de
Kendrick Lamar tape à ta porte
et se mêle à la bière qui s’ouvre
aux souvenirs du pays Diois
aux volets mi-clos à la fenêtre décapsulée
gorgée du soir bonsoir
streaming-intra-vénéneuse rien d’autre ne passe
folle musique beaucoup plus bonne que la plus bonne

 

Paul Wamo & Emanuel Campo 07.04.2017 Ambérieu-en-Bugey

Vendredi 7 avril 2017 / Ambérieu-en-Bugey
20h / Espace 1500 / entrée libre

réservation : mediatheque@mairie-amberieuenbugey.fr /04 74 38 37 31
événement Facebook

« On est là » réunit Paul Wamo, poète kanak venant de Nouvelle-Calédonie et Emanuel Campo, poète résidant à Lyon. Deux poètes performeurs venant de lieux diamétralement opposés, mais appartenant à la même génération, partageant la même langue et créant dans les mêmes domaines artistiques, à savoir l’écriture, la musique et la scène.
A les entendre sur scène justement, ça chante, ça scande, ça pousse des bruits, ça bouge, ça discute avec le public et c’est toujours en mouvement. Une poésie du « ici et maintenant » qui tend vers l’action. « On est là » est une poésie de la rencontre qui mêle poèmes écrits à deux et textes provenant de leur correspondance étalée sur l’année 2015.
A Partir de 11 ans. Infos sur le site de la Médiathèque.

 

Extrait


Reportage sur la résidence 2015


Interview décembre 2014

Écriture, conception et jeu : Paul Wamo, Emanuel Campo. Aide à la mise en scène : Florent Fichot. Coproductions : Centre culturel le C2 – Mairie de Torcy, compagnie Etrange Playground (Lyon).
www.paul-wamo.fr
www.ecampo.fr