Encore des choses neigent

Encore des choses neigent          Il y a un étang quelque part
que j’ai connu lors d’une enfance            qui débute son processus de glaciation
novembre                          est un mois sympa
pour créer des choses   comme les pâtisseries de l’Avent par exemple

 

Encore des choses neigent – Ouais on y va deux minutes
Encore des choses neigent          J’habite une ville humide
qui commence par un L                                où le verbe Interrompre
est un bus qui passe jamais à l’heure      mais qui passe quand même

 

Encore des choses neigent          Florilège d’événements
Faudrait que nos semaines soient des tableurs
insérer Nouveau jour     que les semaines s’épaississent
même un chouïa non ?

 

Encore des choses neigent          …
à peine un centimètre                                  histoire de faire de la boue
et foutre le bordel                          Comment va-t-on
au travail             hein       dans ces conditions       merde

 

Encore des choses bougent avec nous dedans

 

une amie me disait l’autre soir
y a des gens avec qui      tout glisse          ils gèrent             ils sont pas empêtrés
on peut alors (c’est un exemple)              tourner la tête et dire
tiens, tu sens pas que l’air est + frais ? c’est tombé d’un coup c’est dingue

 

Encore des choses neigent          et quelque part
un autre truc en nous    qui lui ne bouge pas       s’agrippe et
nous rappelle que           bien des choses               sont neutres

 

 

c’est une chance

 

 

Vous souhaiter   d’avoir le choix   smiley soleil    fleur qui pousse    et la playlist qui va avec

 

❄️ © E. C.

Montagnes, chemins d’écritures aux éditions Voix d’encre

Vient de paraître aux éditions Voix d’encre l’anthologie « Montagnes, chemins d’écritures » conçue et coordonnée par Jean-Pierre Chambon. Merci à lui.
Nous sommes 52 auteurs et autrices à y participer entre les illustrations de 10 artistes.
• Format 16,5 x 24 cm
• 200 pages
• Parution novembre 2023
• ISBN 978-2-35128-212-0
• Prix 24.00 €
J’y publie un poème inédit, extrait :
Tout me revient, à présent je marche
Ramasse les fruits dans le Trièves et finis par me baigner
À la confluence du Drac et de l’Ébron,
Tyrolienne à droite après le Mont Aiguille,
Abruptes et brusques, aussi loin que je me souvienne
J’ai toujours crapahuté dans les hauteurs et les rochers,
Pour jouer ou me recueillir sur les traces de l’ère glaciaire,
Passer mon Flocon et ma Première Étoile
Les arborer vingt ans plus tard dans les soirées.
Un panorama sur différentes écritures à offrir à celles et ceux qui entretiennent un rapport particulier avec les montagnes.
> Infos, sommaire et commande sur le site des éditions Voix d’encre https://www.voix-dencre.net

Gustave Junior n°4

Me voici au sommaire du n°4 de Gustave Junior, le journal gratuit pour les 7-12 ans entièrement consacré à la poésie contemporaine.
Lire en ligne le numéro, l’imprimer ou s’abonner à la revue, une seule adresse > https://www.gustavejunior.com
Un petit format (2 feuilles A4 à imprimer puis à plier en livret), utilisable en classe, dans les médiathèques ou chez soi, pour déguster chaque trimestre le meilleur de la poésie contemporaine à hauteur d’enfant. N’hésitez pas à en parler autour de vous à vos collègues et amis enseignant(e)s, bibliothécaires, parents pour participer à la réussite de ce projet d’éducation populaire.
Découvrez Gustave Junior et abonnez-vous :

Cafés littéraires de Montélimar

Photo : Elsa Rimboux

C’était samedi 15 octobre 2022 lors des Cafés Littéraires de Montélimar sur la scène du conservatoire. Merci à Julien d’Abrigeon pour son invitation à sa carte blanche poésie-performance. Une salle pleine. Une écoute de qualité. Merci aussi à l’équipe et aux bénévoles des Cafés Littéraires. Informations sur la soirée sur le site des Cafés Littéraires

 

 

Retour sur cette saison 2021-2022

Photo : Muriel Carpentier

Cette saison 2021-2022 fut dense ! J’ai eu plaisir à travailler avec de nombreux collègues artistes cette année. Un grand merci à eux ! Je tiens aussi à remercier tous les partenaires de création et de diffusion que j’ai pu rencontrer, qui soutiennent et programment nos projets.

La saison a commencé par la parution en octobre d’un nouveau recueil, Ligne de défense, avec les éditions la Boucherie littéraire. Ouvrage actuellement en lice pour le prix René Leynaud 2022.

Puis, la sortie de Pléthore, EP 6 titres de PapierBruit (duo que je forme avec l’auteur-beatmaker-interprète Julien Liard) après trois ans de travail. S’en est suivi des concerts au Ninkasi Saint-Paul (69), aux Abattoirs (38) et au Darius Club (39).

 

Soulignons aussi la naissance d’un duo avec le batteur Eric Pifeteau sous l’initiative de la Maison de la poésie de Nantes pour le festival MidiMinuitPoésie. Une merveilleuse idée qui nous a amené à lire et à jouer pour l’inauguration de la Maison de la poésie de Bordeaux et pour le festival Les Eauditives à Toulon.

Deux projets participatifs d’envergure ont aussi été menés durant toute l’année avec la metteuse en scène Marion Chobert. Projets qui ont abouti à l’impression de deux recueils co-écrits avec des adolescents. Le premier Pas là pour fondre avec la Compagnie Esquimots à la Maison d‘arrêt de Dijon. Le deuxième Trouver ses mots avec la Minoterie auprès de jeunes suivis par quatre structures dijonnaises de soin, d’éducation et d’accompagnement. Les textes des jeunes écrits pour ce livre ont aussi abouti à un spectacle et à un podcast créé par le compositeur Vendôme Uhl.

Lors d’une résidence en janvier à la Factorie – Maison de la Poésie de Normandie – j’ai pu reprendre mon travail d’écriture sur mes recueils en cours.

J’ai pu lire mes textes dans des villes jamais visitées comme Tournai en Belgique lors du Festival Poésie Moteur, ainsi qu’à Montélimar (26) invité par les Cafés Littéraires.

Ce fut aussi une réelle joie pour moi de voir tourner pour sa deuxième saison le spectacle La Compétition de la Compagnie Esquimots, pièce co-écrite avec Marion Chobert, et de partager des moments précieux avec l’équipe.

Enfin, j’ai clôturé la saison la semaine dernière avec l’artiste Charlotte Mollet lors d’une résidence commune aux Fours à Chaux à Regnéville-sur-Mer (50). Nous travaillons actuellement à la création d’un recueil Textes & Linogravures et venons de finaliser un chemin de fer qui n’attend qu’à être présenté à des éditeurs et à des futurs partenaires.

Pour finir, je tiens à remercier le bureau et les adhérents de la compagnie Étrange Playground qui accompagnent, soutiennent et suivent tous mes projets artistiques.

Bel été à vous,

Emanuel

TROUVER SES MOTS

Retour sur TROUVER SES MOTS un grand et beau projet 2021-2022 que Marion Chobert et moi avons réalisé à Dijon avec La Minoterie en collaboration avec le compositeur Vendôme Uhl et l’autrice Julie Rey.
Dès septembre 2021, nous sommes allés à la rencontre d’adolescentes et d’adolescents dijonnais âgés de 14 à 18 ans au sein d’établissements qui les accompagnent, les soignent, les scolarisent, les loges. Elles et ils ont écrit, elles et ils ont parlé. Leurs textes sont devenus un livre, un podcast puis un spectacle.
Un livre tiré hors-commerce par la Minoterie.
🔊Une création sonore mise en musique par le compositeur Vendôme Uhl > https://lapieuvre-podcast.fr/trouver-ses-mots-podcast/
Et enfin, un stage puis un spectacle créé à partir de leurs textes portés à la scène en février puis en juin par certains des auteurs et d’autres jeunes, celles et ceux de la Troupe Ados de la Minoterie.
++ Zoom sur Trouver ses mots sur le site de la Minoterie
Un projet coordonné par La Minoterie – Création jeune public et Éducation artistique – (MERCI) avec le soutien de la fondation France Télévisions – Engagement médias pour les jeunes

Sélection du Prix René Leynaud 2022

Mon nouveau recueil Ligne de défense paru en octobre 2021 aux éditions la Boucherie littéraire figure dans la sélection 2022 du Prix René Leynaud. Rendez-vous en novembre 2022 pour l’annonce du résultat.

Je tiens à remercier Antoine Gallardo des éditions la Boucherie littéraire d’avoir édité ce livre.

« Créé en 2014 à l’occasion du 70e anniversaire de la Libération de la France et du 70e anniversaire de la mort du poète, le Prix René Leynaud récompense un ouvrage de littérature contemporaine de forme courte (poème, prose poétique, fragments…) paru en première édition, durant l’année civile précédant la remise, et édité à compte d’éditeur.
Organisé par l’association Espace Pandora, la Bibliothèque municipale de Lyon, avec le concours de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, le Prix René Leynaud entend faciliter la promotion et la diffusion d’un ouvrage qui leur semble « nécessaire au jour blessé d’aujourd’hui » et soutenir la création poétique francophone contemporaine, sous toutes ses formes. » – Espace Pandora
Sélection finale des ouvrages pour l’année 2022 :
– François LIÉNARD, Lieux dits, Éditions Âne qui butine
– Léa FURNION, Les accidents d’ombre, l’Échappée belle édition
– Jean-Louis RAMBOUR, Le Travail du monde, Éditions L’herbe qui tremble
– Emanuel CAMPO, Ligne de défense, Éditions la Boucherie littéraire
– Gérard BERRÉBY, Le Silence des mots, Éditions Allia
– Hortense RAYNAL, Ruralités, Éditions Les Carnets du Désert de la Lune
– Barbara LE MOËNE, Les femmes barbelées, Éditions Voix d’Encre
– Judith WIART, Les gens ne se rendent pas compte, Éditions le Clos Jouve
– Hélène LEPINE, Le cœur en joue, Éditions de la Pleine lune (Québec)
– Laure GAUTHIER, Les corps caverneux, Éditions LansKine

  • En savoir plus sur le Prix René Leynaud > ici
  • Ligne de défense sur le site des éditions la Boucherie littéraire > ici
  • Commander Ligne de défense en région Auvergne-Rhône-Alpes > Réseau Chez mon libraire
  • Commander Ligne de défense ailleurs en France > Place des libraires

Terriblement Vivants – résidence

Charlotte Mollet et moi venons de passer une semaine aux Fours à Chaux à Regnéville-sur-Mer dans la Manche avec le plaisir du travail accompli : un premier chemin de fer à lire et relire, faire lire, retravailler et peut-être présenter.
Notre projet de livre s’intitule TERRIBLEMENT VIVANTS. Il mêle linogravures de Charlotte montrant des scènes de cafés et de terrasses, avec des textes et poèmes écrits en regard.
« vraiment en eux une civilisation sur le point de s’éteindre, une autre sur le point de naître
et je nous sens terriblement vivants »
Prochaine résidence, juillet. N’hésitez pas à faire un tour sur le site de Charlotte pour découvrir son travail www.charlotte-mollet.com/

Pas là pour fondre – recueil collectif

Très heureux d’être arrivé à ce nouveau recueil fait avec Marion Chobert et des jeunes du quartier mineurs et du quartier femme de la Maison d’Arrêt de Dijon. Cela fait maintenant deux ans que nous menons ensemble plusieurs projets d’écriture avec des mineurs sous main de justice avec la Compagnie Esquimots ou avec La Minoterie (pôle de création jeune public et d’éducation artistique) à Dijon.
« Il y a eux,
ceux qui ne sont jamais allés en foyer
ceux qui ne sont jamais allés en prison
et il y a nous. »

Pas là pour fondre, ouvrage collectif dirigé par Marion Chobert et Emanuel Campo

Entre août et octobre 2021, Marion Chobert, metteuse en scène, et Emanuel Campo, auteur et interprète, ont rencontré des jeunes du Quartier Mineurs et du Quartier Femme de la Maison d’Arrêt de Dijon.

Pas là pour fondre rassemble des textes et prises de paroles de ces adolescents et adolescentes incarcérés. Certains textes ont été écrits par les jeunes eux-mêmes, d’autres sont des paroles retranscrites à l’occasion d’entretiens individuels ou à plusieurs. Comme point de départ, la cicatrice.

Un projet Compagnie Esquimots mené en partenariat avec la Protection Judiciaire pour la Jeunesse, la DRAC Bourgogne-Franche-Comté dans le cadre de l’appel à projet Actions Culturelles et Langue Française.
Mise en page du livret : Elsa Moreau pour l’association De Bas Étages.

Site de la Compagnie Esquimots www.compagniesquimots.com

Site de l’association De Bas Étages www.debasetages.com

Filtre

Lorsqu’une personne porte une chemise à carreaux, ne t’empêche jamais de lui faire la blague
« Hey, mais c’est pas ta chemise. C’est la chemise à Caro ! »

Cette blague agit comme un filtre
c’est remuant, tu verras des
yeux se diluer des
visages muer des
corps s’é-
loigner, d’autres rester.
L’indispensable reste.
L’indispensable vaut mieux que deux tu l’auras.
Seules les vraies savent.
Seuls les vrais rient.
Seuls les vrais savent.
Seules les vraies rient.

Il y a des blagues pourrites. Porte les tiennes fièrement comme un pin’s ridicule pour accéder à un niveau supérieur de vitalité. La chemise à Caro aura toujours raison. Elle te tiendra chaud. Et dans son enveloppe tu comprendras qu’il n’y a pas d’humour de merde, il n’y a pas de blague pourrite, il n’y a que des gens qui ne comprennent pas.

Ne leur pardonne pas. Sois supérieur. Comme le jambon 😶 en lotus.

Il arrive parfois
que les gens ne comprennent pas
comme un cheveu né sans X
mais il existe bien des poutres.

_ _

E.C. avril 2021

Pesanteur

 

À 1400 km d’ici on brûle aujourd’hui même
son corps. Nous allumons
une bougie pour l’occasion. Notre manière d’en être.

C’est ma première incinération à distance et je confirme

savoir qu’un corps n’est plus
crée l’état d’une présence
l’effet d’un objet qui tombe

Quelque chose m’échappe encore.

 

Des gens, faut pas le prendre personnellement

Des gens se rangent dans le désordre.
Derrière des portes certains attendent qu’on les frappe.
Des gens bons font la queue pour de mauvais sandwiches. Ah ah.
Ils rentrent et sortent des boulangeries.
Des gens aux courtes jambes se rattrapent en prenant le bus.
Ils atteignent le QI de la poutre.
Ils se vident dans la ville pleine.
Des gens pleins de vide se remplissent les poches sur le dos des poches.
Des gens au chômage sont cultivés c’est vrai.
Ils s’ennuient à force de commencer des phrases.
Des gens c’est rien, des gens c’est qui, on vote quand déjà ?
Des gens, existent-ils ?
Des gens, c’est à partir de combien ?
Des gens, c’est inexact.
Des gens, faut pas le prendre personnellement.

Ils sont immatriculés et contribuent.
Ils sont assis sur des petites places, à l’ombre d’un tilleul, en fond le coulis de l’eau d’une fontaine.
Ils rient, c’est cool ça rappelle que des gens débranchent.
Des gens débranchent.
Des gens ont une emprise sur d’autres gens et les coulent.
Des gens rient, on le répète.
Des gens ne boivent pas en présence d’autres gens.
Des gens cool, tranquilles, des gens branchés.
Des gens, est-ce une communauté ?
Des gens, je les regarde.
Regarde.
Des gens ne le sont pas.

_ _

E.C. Avril 2021

Anthologie LE DÉSIR DE LA LETTRE

Nouvelle publication
LE DÉSIR DE LA LETTRE
Une coédition MusVerre – un musée d’art contemporain du Département du Nord et Bernard Chauveau éditions
Une anthologie constituée pour Le Printemps des Poètes par Dominique Sampiero d’après l’exposition « Les lettres de Verre » de Jean-Baptiste Sibertin-Blanc en résidence au MusVerre en 2020 avec les maîtres verriers associés à ce projet, Hugues Desserme, Simon Muller, Didier Richard et Stéphane Rivoal.
Cet abécédaire poétique est un objet original et un formidable outil de médiation.
Chaque poétesse ou poète s’est saisi d’une lettre de l’alphabet pour écrire un poème inédit. Je me suis occupé de la lettre U.
Poètes réunis dans cette anthologie : Laurine Roux, Franck Médioni, Yvon Le Men, Pierre Dhainaut, Samira Negrouche, Sophie Nauleau, Jacques Bonnaffé, David Foenkinos, Jennifer Grousselas, Hélène Dorion, Jacques Fournier, Joël Leick, Jean-Luc Catoir, Alain Borer, Jean Orizet, Kent, Laurence Vielle, Jean-Pierre Nicol, Carole Fives, Jean D’Amérique, Thomas Vinau, Pierre Maubé, Katia Bouchoueva, Samantha Barendson, Denise Desautels, Emanuel Campo, Jean-Pierre Siméon, Carole Carcillo Mesrobian, André Velter, Jean-Baptiste Para, Elise Tourte, Vénus Khoury-Ghata.
10 € chez votre libraire ou à acheter sur le site de l’éditeur
Site du MusVerre
Une article à propos du projet par la Médiathèque du Nord

Podcast Maison de Rousseau et de la littérature – Rencontre entre Matthieu Corpataux et Emanuel Campo

La Maison de Rousseau et de la littérature à Genève m’a invité à une discussion d’une heure avec le poète suisse romand Matthieu Corpataux, auteur de Sucres aux éditions de l’Aire, 2020. Discussion animée par le poète et journaliste Thierry Raboud. C’était chouette d’être avec des gens brillants. Merci à la Maison de Rousseau et de la littérature.

<< La poésie serait-elle essentiellement destinée à une certaine classe d’individus qui jargonnent ? Certainement pas pour Emanuel Campo et Matthieu Corpataux. Ces deux poètes aux vers libres et à la démarche décomplexée s’emparent du quotidien, saisissent notre époque et nous parlent de nous. Avec eux, on mange des kebabs en faisant nos courses chez Carrefour sans se priver de belles envolées littéraires. La poésie est résolument un art d’aujourd’hui qui nous concerne toutes et tous ! Une rencontre entre deux jeunes auteurs magnifiquement convaincants et investis. Ça débouche et ça fait du bien ! >>

Écouter le podcast 👇

+ d’infos sur le site de la Maison de Rousseau et de la littérature
Un événement en collaboration avec le Printemps de la poésie

Traduction en arabe et publication dans la revue palestinienne FUSHA

🌍 POÉSIE TRADUITE ! 🌎

Joie de vous annoncer la publication en ligne par la revue FUSHA, revue culturelle palestinienne, d’une page à propos de mon travail d’écriture réalisée par le poète Anas Alaili. Anas y tient une rubrique consacrée à la poésie francophone. Il s’agit ici d’un article concernant mon parcours, suivi de sa traduction en arabe de 5 de mes poèmes : 2 inédits et 3 extraits de mon recueil Maison. Poésies domestiques paru aux Éditions la Boucherie littéraire. Merci Anas Alaili pour ton invitation et ton investissement dans ces traductions. Anas est l’auteur de deux formidables recueils que j’aime beaucoup : Avec une petite différence, Polder 142, éd. Décharge et Gros Textes, 2009 (dedans, il y a notamment un de mes poèmes favoris « la brosse à dent ») ; ainsi que Étreintes tardives chez l’Harmanttan, 2016. Les deux livres sont traduits en français par Mohammed El Amraoui, un autre super poète.

Lien vers l’article en cliquant sur l’image 👇

 

Photo illustrant l’article : Antoine LnP

أنس، شكراً جزيلاً لك على كتابة هذه المقالة.

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LA COMPÉTITION de Marion Chobert et Emanuel Campo / Compagnie Esquimots

Quelles images du spectacle LA COMPÉTITION créé les 14 et 15 octobre 2020 au Théâtre Mansart à Dijon
Texte : Emanuel Campo et Marion Chobert
Avec Clémence Faure et Aurélia Poirier
Mise en scène : Marion Chobert | Création musicale : Vendôme Uhl | Scénograhie, costumes et vidéo : Analyvia Lagarde | Création lumière : Marie Sol Kim | Chorégraphie kung-fu : Quentin d’Hainaut | Régie lumière : Louise Baechler | Régie son et vidéo : Nathan Fleih | Production et diffusion : Aurélie Cognard
Abonnez-vous aux pages Facebook et Instagram de la Compagnie Esquimots pour les annonces des prochaines dates ou rendez-vous sur le site.

https://www.instagram.com/compagnie_esquimots/
https://www.facebook.com/compagnie.esquimots/
https://www.compagniesquimots.com/

 

À la base je voulais juste faire de la trompette sur PointBreak.fr

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci au magazine en ligne PointBreak.fr de publier mon nouveau texte inédit :
un feuilleton poétique en trois épisodes intitulé « À la base je voulais juste jouer de la trompette » qui raconte comment un enfant de huit ans se retrouve à chanter dans la chorale du conservatoire de sa ville alors qu’à la base il rêvait juste d’être Miles Davis.
Chaque semaine, un nouvel épisode.
Bonne lecture.
http://pointbreak.fr/manu-campo-trompette/

On enferme les gens dans les portes

On enferme les gens dans les portes.
Les fenêtres prennent la confiance.
La lumière n’a pas ses papiers.

L’isolation, faut les moyens.
L‘isolement est un truc de pauvre.
L’isolement n’est pas une île.

Une île est une matière entourée.
Un ballon est parfois une île.
Deux jeunes dans un square roulent un ballon.

et non loin de là
les travaux qui raclent
assourdissants gravats des mains en mouvement
le geste interrompu – réconfort d’un café d’automne
le périph’ revient sur ses pas
le quartier pousse les grues dépassent
le sol croît le ciel perd
du terrain son mystère
instant gravé
noir et sans sucre.

_ _

E.C.

Sélection 2020-2021 du Prix des Découvreurs

Mon recueil Faut bien manger publié aux éditions la Boucherie littéraire figure dans la sélection des titres en lice pour le Prix des Découvreurs. Le jury est constitué de plusieurs centaines de lycéens et de collégiens de différents établissements volontaires de l’ensemble des académies de France. Alors forcément, je suis très heureux d’être associé à cette action. Tous ces ados qui vont lire ces livres de poésie contemporaine, c’est formidable. J’ai hâte de les rencontrer. Je remercie Georges Guillain et l’équipe des Découvreurs. Je remercie aussi mon éditeur Antoine Gallardo pour son engagement dans la conception de ce livre.

Alors si vous souhaitez qu’une classe de votre lycée ou collège devienne jury d’un prix de poésie, n’hésitez pas à contacter les Découvreurs. Un cahier est conçu sur chaque livre de la sélection pour aider les professeurs à concevoir un projet d’éducation artistique et culturel, et accueillir, s’ils le souhaitent, un.e des poètes.ses de la sélection.

>> le cahier réalisé sur Faut bien manger < <

> > édito de Georges Guillain concernant la sélection 2020-2021 < <

Bologna in Lettere 2020

Je participe à Bologna in Lettere 2020, festival italien de poésie en ligne. 158 auteurs de 21 pays.
Je donne trois lectures dans le cadre de l’International Poetry Review :
8 mai à 22h
17 mai à 10h
25 mai à 22h

http://www.bolognainlettere.it/2020/04/29/bologna-in-lettere-2020-international-poetry-review-emanuel-campo/

Je lis
– un poème de Puis tu googlas le sens du vent pour savoir d’où il venait, éd. Gros Textes,
– un autre de Maison. Poésies domestiques, éd. la Boucherie littéraire,
– un dernier publié dans le n° 3 de la revue lyonnaise La Terrasse.

 

Les poèmes sont traduits en italien par mon camarade Domenico Brancale. Merci à lui. Et merci à Enzo Campi de me faire une place dans la programmation.

www.bolognainlettere.it
https://www.instagram.com/bolognainlettere
https://www.facebook.com/Bologna-in-Lettere-2020-il-festival-on-line-113893960282583

 

« Maison » recommandé par l’émission 21cm de Canal +

En ce temps de confinement, l’émission littéraire 21cm animée par Augustin Trapenard sur Canal + poste sur les réseaux sociaux des recommandations de lecture. Sur le thème de la vie domestique, 21cm recommande mon recueil Maison. Poésies domestiques. Un grand merci à la rédaction pour le relais. Y a une belle coquille au mot « recueil » mais au moins y a aucune faute à mon prénom orthographié à la scandinave. Mes remerciements vont aussi aux éditions la Boucherie littéraire qui ont publié ce recueil en 2015. 2019 a connu sa 4e édition.

Lien de la vidéo sur Facebook.
Les émissions 21cm en replay.

Un atelier d’Aleph Écriture autour de « Maison. Poésies domestiques »

Photo : C. Dubois. Le chat s’appelle Henry.

Aleph Écriture a proposé du 20 au 22 mars 2020, un atelier d’écriture à distance sur le thème de la maison à partir d’un poème de mon recueil Maison. Poésies domestiques, édité à la Boucherie littéraire.

👉 L’appel à textes
👉 Les textes reçus

Un grand merci à Aleph Écriture de faire naître un lotissement à partir d’une seule maison. Merci à la poétesse Sanda Voïca qui m’a fait connaître cette initiative.

Moonwalk sur le Rhône

Le 6 mars 2010, j’écris et compose le morceau Moonwalk sur le Rhône.
De 2011 à 2013, il est au répertoire du duo Blinno & Printemps 2004 que je mène avec l’ami et guitariste et compositeur Rémi Bancillon. Printemps 2004 c’est moi, Blinno c’est lui.
2019, je retrouve dans mon disque dur l’enregistrement d’un de nos concerts. Celui du mercredi 20 mars 2013 au Bistrot de la Scène à Dijon (21). Nous sommes invités par Label Épique qui en profite pour enregistrer le concert.
Le 6 mars 2020, Moonwalk sur le Rhône a 10 ans. L’occasion de le mettre en ligne car jamais nous ne l’avons rejoué depuis 2013 et que nous ne l’avions jamais enregistré en studio.
Bonne écoute.

« Faut ramasser les post-it qui tombent par terre car ils sont écrits avec amour. »

Valhalla

 

Je reviens perdant d’un match de basket.
Les mecs d’en face c’était le tiers état.
Pas des mains, mais des fourches et l’envie sévère de couper des têtes.
Moi, pur produit du secteur tertiaire, n’ai pas fait le poids face à ces étagères.
J’ai sucé mes phalanges une dernière fois avant le deuxième quart-temps.
Les LED de mon torse, une à une se sont éteintes
et c’est voûté que je m’insère dans mon trajet retour.

Une pièce irrattrapable s’est détachée.
Quand ? Jsais pas.
Elle doit gambader quelque part au top de sa forme.
C’était la meilleure pièce de mon moteur.
Je repense à elle parfois.
Je voudrais être le meilleur.

Je me souviens d’un temps où je rentrais sur le terrain le sourire aux lèvres
avec l’espoir brillant d’en finir avec la vie
laissant mon corps aux chiens et au numérique
pour que mon âme pépère-pépère
puisse festoyer tranquille-posée
avec mes artistes favoris
dans le Valhalla des warriors qui se la raclent.

_ _

février 2020.