On enferme les gens dans les portes

On enferme les gens dans les portes.
Les fenêtres prennent la confiance.
La lumière n’a pas ses papiers.

L’isolation, faut les moyens.
L‘isolement est un truc de pauvre.
L’isolement n’est pas une île.

Une île est une matière entourée.
Un ballon est parfois une île.
Deux jeunes dans un square roulent un ballon.

et non loin de là
les travaux qui raclent
assourdissants gravats des mains en mouvement
le geste interrompu – réconfort d’un café d’automne
le périph’ revient sur ses pas
le quartier pousse les grues dépassent
le sol croît le ciel perd
du terrain son mystère
instant gravé
noir et sans sucre.

_ _

E.C.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *