Un samedi soir en ville

Nous étions tranquillement en train de faire une pyramide humaine
(je propose souvent à mes amis de faire des pyramides humaines
c’était enfin mon tour d’être au sommet
j’étais à peine installé)
quand soudain
le type du kebab nous signala par un geste que nos sandwiches étaient prêts.

Mes amis me lâchèrent sauvagement
et rappliquèrent vers le comptoir
tels des gnous tentant d’échapper aux guépards
me laissant ainsi
seul

là-haut.

Pas grave me dis-je
je ne peux forcer personne
à préférer les pyramides humaines aux sandwiches.

Je dépliai alors les jambes
m’allongeai dans le vide
au niveau des toits
en jetant de temps à autre
des coups d’œil furtifs
aux gnous en bas
qui se disputaient les sauces.

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