ta réserve à nostalgie et de piano-violon
les paumes tournées vers le faux plafond
il s’agissait de chanter
nous sommes entrés en collision
j’ai apprécié la playlist et m’en souviens encore
c’était sympa
comme un feu de camp
sans même connaître la destination
toutes et tous exaltées-exaltés
il en fallait pas plus
tellement humain qu’on ne sait plus
à la recherche du moindre atome
j’ai menti
dans sa chambre sous les toits
hanches contagieuses
avec qui on voulait
t’sais quoi ? t’es une chanson
en guise de réconfort
je repense à elle parfois
telle une potion à l’effet immuable
dansante & parfaite
une bouteille à la main
elle suit le sentier du débris
titre par titre
Mon monde n’est pas vrai (2:43) Françoise Hardy
rien n’est à comprendre, je reste
la table bancale de la terrasse
ma nostalgie je la défends
quelqu’un me dévêtit pour la première fois.
– –
E.C. poème inédit, 2024, extrait du recueil Auberge de jeunesse, inédit.